La forêt équatoriale
 
 

Les forêts équatoriales constituent la plus grande réserve au monde de plantes et d'animaux.
Pourtant, au rythme actuel de leur destruction, elles risquent de bientôt disparaître.
 
C'EST QUOI ?

Au total, les forêts équatoriales couvrent 10 millions de kilomètres carrés dans les endroits les plus humides au monde.
C'est un milieu complexe, où cohabitent beaucoup d'animaux très différents les uns des autres, au milieu d'une végétation toujours verte, parce qu'elle se renouvelle constamment.

REPARTITION

Toutes les forêts équatoriales, comme leur nom l'indique, se situent aux environs de l'Equateur.
Les plus vastes sont celles d'Amazonie, d'Afrique centrale et occidentale, des régions indo-malaises, et de Madagascar.

UN EQUILIBRE VITAL

La forêt équatoriale est d'une richesse incroyable en substances utiles à l'homme : elle produit environ un dixième des médicaments que nous utilisons couramment.
Et pourtant, plus de la moitié des plantes nous sont encore inconnues.
De plus, l'atmosphère dont nous dépendons a été en partie créée par les échanges oxygène/gaz carbonique qui permettent aux plantes de transformer les rayons du soleil en énergie.
La forêt équatoriale est même appelée le "poumon du monde" en raison de la densité de végétation qu'elle représente.
La disparition progressive de ces forêts dérange l'effet de rayonnement à la surface de la Terre. Or, cette perturbation a des incidences sur les mouvements de convection et les conditions atmosphériques, ce qui bouleverse tout l'équilibre climatique de notre planète.
En 1987, le Brésil a détruit par le feu 200 000 km² de forêt amazonienne, libérant ainsi dans l'atmosphère 500 millions de tonnes de gaz carbonique, le principal responsable de "l'effet de serre".
En 1998, le feu a encore détruit une superficie deux fois plus importante, malgré les alertes des scientifiques.
Des maladies transportées par des étrangers à la région s'ajoutant aux effets de ces incendies catastrophiques ont engendrés une baisse brutale de la population (de 2 millions, le nombre d'habitants a chuté à moins de 500 000.)
 
 LE  CYCLE  DE  L'EAU

1 . Les feuilles sont les premières à profiter de la pluie que certaines plantes , comme les                   broméliacées, absorbent directement.
 
 2 . L'eau s'écoule le long des troncs jusqu'au sol et s'infiltre dans la couche d'humus.

3 . La plus grande partie de l'eau est absorbée par les racines des arbres. Le reste aboutit dans les rivières.

4 . Un arbre de 50 mètres de haut est capable de pomper l'eau du sol jusqu'à son sommet.

5 . L'humidité qui s'évapore au sommet des arbres s'accumule en nuages contenant des millions de litres  d'eau. Celle-ci retombe en pluie et le cycle recommence.
 
ABATTAGE

Pour fournir le marché en bois exotiques comme l'acajou, le teck et l'ébène, on abat chaque année 4 à 5 millions d'hectares  d'arbres auxquels il faut plusieurs siècles pour atteindre leur maturité.

ELEVAGE

La production de viande à bon marché s'est largement développée en Amérique du Sud où d'immenses zones forestières sont brulées pour créer des pâturages. Mais les sols sont rapidement appauvris et lorsque plus rien n'y pousse, les éleveurs s'attaquent à nouveau aux forêts.

EXPLOITATION MINIERE

Les mines et les carrières ont fait des ravages au Brésil. La loi impose le reboisement des zones sinistrées, malheureusement, elle est rarement appliquée.

EROSION

La couche de sol végétal met environ 1000 ans à se reconstituer, alors qi'il faut moins de 10 ans pour la détruire. Or, sans la protection des arbres, elle est rapidement dispersée.

DESEQUILIBRE CLIMATIQUE

La destruction des forêts cause un déséquilibre climatique. Comme elle n'est pas absorbée par la végétation, l'humidité augmente le cours d'eau et provoque des inondations. Quand il ne pleut pas il y a la sécheresse, ce qui favorise les maladies comme le choléra et la fièvre typhoïde.